LGV, un bref historique avant la décision

 En 1990, l’information tombait, le TGV allait mettre Paris à 3 heures de Marseille. Un tracé était présenté sur lequel figurait en prévision une branche vers Fréjus dont le décroché se situait sur la voie Paris-Marseille aux Quatre Termes (commune d’Eguilles). Les associations se mobilisaient. Au nord d’Aix, on dénonçait le passage par la Trévaresse de la branche vers Fréjus, branche qui prenait en enfilade toutes les bastides provençales de ce massif, débouchait au niveau du domaine de Fontcuberte à Venelles et s’éloignait vers le Var en prenant de plein fouet le massif nord de la Sainte-Victoire. Elles eurent gain de cause puisque le tracé dit Querrien était abrogé en 1991. Mais les Niçois réclamaient l’arrivée du TGV ! En 2000, de nouveaux couloirs étaient étudiés. En 2005, une vingtaine de scenarios étaient présentés, huit d’entre d’eux se situaient entre le Nord d’Aix et la Durance. Le CIQ prit alors l’initiative de constituer un collectif d’associations pour suivre les débats et faire valoir l’intérêt environnemental du secteur. Un cahier d’acteur était réalisé et une participation au groupe de réflexion « Bio-diversité et Milieux Naturels » était obtenue. Depuis le 14 novembre 2006, Suzanne Lamouroux, Présidente du CIQ, et Luc Pagani, Président de Venelles Environnement, siègent dans ce groupe thématique. Ils y ont défendu la non-fragmentation des milieux naturels faisant valoir que le territoire était entièrement concerné par Natura 2000 et en grande partie classé Grand Site Sainte Victoire. L’ensemble des membres du groupe a obtenu l’engagement de la création d’un Comité de Suivi des Etudes Environnementales (CSEE) susceptible de réunir périodiquement les institutions et associations scientifiques compétentes en raison de leur niveau d’expertise et de leurs connaissances des territoires. Il a unanimement regretté que certaines structures ne se soient pas impliquées dans la démarche de consultation des acteurs faute de connaître le tracé final (pour le Nord d’Aix par exemple, les représentants du Grand Site n’ont pas voulu siéger dans le groupe où une place leur avait pourtant été réservé par Réseau Ferré de France). Une déclaration récente du Préfet, Michel Sappin, faisait valoir sa préférence pour des raisons de coûts en faveur d’un passage par la gare TGV d’Aix-en-Provence et un itinéraire longeant l’A8. Monsieur Jean-Claude Gaudin, Maire de Marseille, qui avait jusque là milité pour un passage par Marseille, se ralliait à cette perspective. Monsieur Hubert Falco, Maire de Toulon, récemment encore se montrait moins exigeant pour un passage par Toulon en raison du coût du projet : 12 milliards d’euros pour un passage par Marseille et Toulon contre 7/8 milliards pour les scenarios Aix Sud et Aix Nord. Nous sommes donc toujours concernés. La décision ne devrait plus tarder : en octobre nous devrions apprendre officiellement le couloir retenu par l’Etat.

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