Les radiofréquences : l’Afsset publie son rapport

Les experts de l'Agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail (Afsset) ont rendu public un rapport «rassurant» selon lequel, d'après leurs données, «l'exposition aux radio-fréquences» n'entraînerait pas «d'effets sanitaires à court terme ni à long terme». Ce document de près de 500 pages porte sur les différentes technologies comme la radiodiffusion, la télévision, la téléphonie mobile ou les antennes-relais.
Selon ce rapport, il n'y aurait «pas d'effets sanitaires à court terme, ni à long terme», liés à l'exposition aux radiofréquences. Le rapport souligne néanmoins la nécessité de poursuivre les recherches dans ce domaine. En attendant des recherches plus poussées, l'Afsset recommande une réduction des expositions aux ondes électromagnétiques, puisque des interrogations subsistent sur leurs éventuels effets sur la santé.
Un petit nombre d'experts ont, toutefois, constaté des effets notamment sur les fonctions cellulaires. Pour l'Afsset, même s'il n'y a pas de «démonstration probante» de l'existence d'effets autres que thermiques, des interrogations subsistent notamment sur les effets sur le long terme et «on ne peut formellement montrer l'inexistence d'un risque». «Dans ce contexte incertain», l'Afsset estime que «dès lors qu'une exposition environnementale peut être réduite, cette réduction doit être envisagée».
Ce rapport, selon des participants aux réunions du groupe, devrait être «beaucoup plus ouvert» que les précédents rapports sur le même sujet. Présenté au «comité de suivi» de la table-ronde «Radiofréquences, santé et environnement» (surnommée «Grenelle des Ondes»), qui sera installé vendredi 16 octobre au ministère de la Santé, il devrait constituer une base pour ses travaux. Il s'agit d'essayer de répondre aux inquiétudes grandissantes dans la population sur l'impact des ondes, et aussi d'essayer de réduire la confrontation entre opérateurs de téléphonie mobile et écologistes, qui a donné lieu à plusieurs actions en justice.
La table-ronde avait réuni du 23 avril au 25 mai dernier, pendant une vingtaine d'heures, des associations, des opérateurs de téléphonie mobile et des élus, qui ont discuté sous l'égide de trois membres du gouvernement: Roselyne Bachelot (Santé), Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) et Chantal Jouanno (Ecologie). Au terme de ses travaux, le «Grenelle des Ondes» s'était dit soucieux de limiter l'usage du portable, et même – comme le demandent les associations – de l'interdire dans les écoles.
En matière d'antennes-relais, le Grenelle avait accepté, «pour clarifier le débat», de mener des expérimentations en matière d’exposition aux ondes électromagnétiques. Un comité opérationnel avait été chargé de l'organisation de ces expérimentations. L'abaissement de l’exposition aux radiofréquences des antennes-relais sera testé dans 10 à 20 villes pilotes, entre novembre 2009 et avril 2010 (1).

 (1) L’AMF a récemment rappelé sur son site internet que la date limite pour répondre à l'appel à candidatures pour les expérimentations de la diminution du seuil d'exposition aux champs électromagnétiques des antennes-relais de téléphonie mobile est fixée au 31 octobre prochain.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le site internet de l'Afsset.

 

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