La vidéo surveillance à Venelles

Voici le compte rendu de la réunion publique du 4 mars sur la vidéo surveillance.
En introduction, monsieur Chardon précise que le principe de ce projet de mise en place d’une vidéo surveillance – qui était inscrit dans le programme électoral de la majorité – n’est pas négociable et ne pourra être remis en cause. L’objet de cette réunion est une présentation du projet suivie d’un temps de discussion.

Diaporama présenté par Denis Klein.

Le projet a été étudié avec l’association des commerçants (mais les lieux privés : magasins, parkings – feront l’objet d’un équipement privé).

Ce projet respectera la loi et la réglementation en la matière notamment au niveau de la conservation des images (maximum de 30 jours), de l’information du public, des règles de confidentialité. Chaque citoyen peut faire une demande motivée de visionner un enregistrement (lieu, date, heure, motif sont requis).
Les images seront centralisées dans un site de contrôle et relayées également à la gendarmerie.

Après un diagnostic de la situation actuelle, à partir des statistiques de la délinquance de notre commune (réalisée par la gendarmerie), des zones à risque ont été identifiées.
Dans un premier temps la commune installera sur 11 sites 21 caméras sur les principaux axes de la communes. Cette mise en place sera réalisée pour le 30 juin.
Dans un second temps, la commune équipera de caméras les entrées de la ville.
Puis dans un troisième temps, les lotissements (horizon 2013).

La première tranche de travaux s’élève à 248 000 € dont 50 000 pour le poste centralisé. Subvention étatique de 115 000 € soit près de 50 %. Les travaux ont été confiés à la société ANTALIOS.

La technologie choisie est celle de caméras fixes. (Les dômes nécessitent d’avoir quelqu’un pour orienter la caméra, zoomer, etc.) Avec les caméras fixes, on a une image de haute définition qu’on peut agrandir fortement. Les portes et fenêtres donnant sur les lieux publics surveillés sont floutées par le logiciel dans lequel seule la société de programmation peut intervenir (le personnel d’exploitation n’y a pas accès). Les zooms conservent automatiquement le floutage.
Le transport de l’information se fera par fibres optiques et ondes radios cryptées.

Le comité de pilotage évoluera en comité de suivi. Les peines concernant les petits délits peuvent être des amendes (jusqu’à 1300 €) et des journées de travail d’intérêt général, afin de soulager les tribunaux.

En 2010, on note à Venelles 450 faits délictueux.

Question de la salle : Au Royaume-Uni, malgré un million de caméras installées, 3% des délits sont élucidés. Peut-on comparer l’effort financier d’équipement en vidéosurveillance avec les montants des délits que les assurances ont à rembourser ?
Réponse de J-P Saez : L’étude de besoin n’est plus à faire : le programme qui figurait au programme électoral sera intégralement réalisé.

Question de P. Michaille (CIQ) : Les caméras sont elles protégées elles-mêmes des actes de vandalisme ? ­­­– On reprendra à Venelles la technologie de Grasse La Blaquière (protection des caméras par en-dessous).

Question P. Michaille (CIQ) : Au-delà de l’investissement, quel est le budget de maintenance ? – La technologie est à base de matériel de fiabilité équivalente aux ordinateurs sans accès internet. Les coûts sont faibles (caméras protégées d’actes de vandalisme, de chocs, …)

Remarques de P. Morbelli : L’opposition n’a pas été associée à la démarche, mais informée a posteriori. La vidéosurveillance est une mode, il faut veiller à ne pas trop investir pour ne pas se trouver démunis quand la mode changera.

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