Les programmes des candidats sont-ils différents ?

Sur le site 13770.org, un récent sondage a montré qu’un tiers des électeurs déterminait leur choix en fonction du programme présenté par les candidats.

J’ai voulu comparer les programme de P. Saez (Réagir ensemble pour Venelles), A. Mercier (Vivre Venelles), D. Desprez (Réunir Venelles) et C. Desplats (Pour une alternative de gauche écologiste et solidaire).

On pourrait penser à priori qu’un maire de gauche mettrait davantage l’accent sur de social, et un maire de droite sur l’économie. L’examen de leurs programmes révèle cependant quelques surprises :

Tout d’abord, les candidats ont des préoccupations communes

Urbanisme : Tous font le même constat, urbanisme anarchique, sans cohérence ils veulent redonner une vision à long terme. P Saez, A. Mercier, et D. Desprez veulent limiter la croissance de la population, C. Desplats met l’accent sur le manque de logements sociaux.

Maîtrise des finances municipales. Tous s’engagent sur une non augmentation des impôts locaux durant la mandature.

Sécurité, une priorité pour tous.

Développer l’économie et l’emploi : Tous veulent attirer des entreprises, création de pépinière d’entreprise (A. Mercier, D. Desprez), aider les demandeurs d’emploi (P. Saez, A. Mercier, D. Desprez) développer des emplois et des services de proximité (C. Desplats).

Développement durable, tous veulent poursuivre l’Agenda 21, réduire la place de la voiture, procéder à des économies d’énergie dans les logements, et privilégier les circuits courts.

Mieux vivre ensemble, tous mettent l’accent sur la jeunesse, et les seniors, ils veulent dynamiser la vie associative, créer du lien entre les citoyens, et lutter contre les exclusions.

– Tous mettent au cœur de leur programme leur engagement à être à l’écoute de la population et organiser des concertations sur les principaux projets.

Les différences les plus notables entre les programmes se situent sur :

Logements sociaux. Pas d’engagement sur le nombre de logements sociaux (P. Saez et A. Mercier), consacrer 40 % des constructions neuves aux logements sociaux (D. Desprez) et 50 % pour C. Desplats.
Au cours de la dernière mandature 154 permis de construire ont été accordés pour de l’habitat individuel et 224 pour de l’habitat collectif, dont 66 logements sociaux (30 % des logements collectifs).

Vidéo surveillance. Poursuite du programme de vidéo surveillance (P. Saez), évaluation de l’efficacité du programme avant sa poursuite (A. Mercier, D. Desprez et C. Desplats).

Reprise progressive par la municipalité des services publics délégués (C. Desplats).

Les grands projets :
– Construction d’un pôle culturel salle de spectacle bibliothèque sur le terrain des Michelons (P. Saez)
– Construction d’un équipement public central regroupant les services sur le terrain des Tournesols (A. Mercier)
– Construction d’équipements structurants dans les quartiers (D. Desprez)
– Création d’un pôle culturel et associatif (C. Desplats)

Conclusion, les programmes proposés présentent davantage de traits communs que de véritables oppositions. Alors que la municipalité sortante affiche son bilan, les autres candidats annoncent clairement une rupture par rapport à la gestion précédente, alors qu’il est probable que s’ils sont élus, leur action se situera en grande partie dans la continuité de leurs prédécesseurs.
Lire article de la Croix Existe-t-il encore une gestion municipale «de droite» et «de gauche» ? 
Et vous qu’en pensez-vous ?

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13 commentaires

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  1. @MP,
    Sur le développement anarchique, (Venelles exemple de Non-Urbanisme), aixois, j’habite Venelles-en-Provence depuis, Marius Trucy…1968.
    Faites le calcul du nombre de maires divers, et “ça” c’est “dégradé” à chaque municipalité. Quelques structures ici ou là, quelques tuyaux neufs, du goudron et du béton, ne font pas un ensemble cohérent, “de village, de campagne provençale”.

    1. @Martial Maurette Photographe

      M. Maurette, je vois que nous sommes d’accord sur le constat concernant l’urbanisme.
      M. Chardon et Mme Saez ont faits dans ce domaine leurs preuves (négatives) ces dernières années.
      M. Mercier aussi dans une certaine mesure à l’époque pas si lointaine où il était dans la majorité municipale.
      MM. Mercier et Desplats ont encore le bénéfice du doute.

  2. A la page 13 du programme de Didier Desprez :
    “Créer un pôle associatif et culturel…”

    Ce qui est présenté comme une originalité de Monsieur Desplat, n’en est pas une et ce n’est pas étonnant puisque ce projet vient de Réunir Venelles avant que nous nous séparions en 2013 et 2014.

  3. je pense comme Jean Bergonzi que c’est en déclinant les engagements pris quant aux : pourquoi, comment, où, pour qui, quand et avec quels moyens seront mises en oeuvre les différentes idées présentées,que les différences seraient apparues ……Et je pense comme lui qu’un débat avec “les têtes de listes” c’est-à-dire, pour préciser ce que j’entends par là, des questions directes posées par les venellois et auxquelles chaque liste répondrait à tour de rôle aurait été intéressant même si un tel débat paraît toujours difficile à organiser.
    Ceci étant dit, dans tous les cas,restons bien conscients qu’il s’agit de terminer un mandat en cours pour une durée d’un peu plus de quatre ans ; donc, même si l’on peut changer rapidement quelques points, faut pas non plus rêver ; des engagements ont été pris, des contrats signés par les équipes en place jusqu’alors et il faudra dans tous les cas les respecter….Mais, en revanche il est tout à fait réaliste de changer dans le court terme quelques points importants pour la commune et d’ envisager justement de faire le bilan, et de construire, avec le venellois, un projet à long terme pour Venelles pour les prochaines municipales dans quatre ans…..

    Evelyne Coursol

  4. La question de l’urbanisme est intéressante. On voit qu’elle fait l’unanimité, hormis la liste de M. Chardon.
    Venellois depuis 2001, j’ai moi-même pu constater cet urbanisme que tous (ou presque) qualifient d’anarchique. A ce niveau d’ailleurs, peut-on encore parler d’urbanisme ?
    La où j’ai le plus de mal à comprendre, c’est qu’une partie des candidats des deux listes de droite (à minima ceux se trouvant dans les premières places) ont été aux affaires entre 2001 et 2014. Et je n’ai pas le souvenir que pendant cette période ils se soient opposés à de développement anarchique.
    Alors comment croire leurs bonnes intentions aujourd’hui ?

  5. Pas d’accord avec Michaille. C’est “votre” appréciation toute personnelle.
    Amalgames de maux en mots, c’est dérapage politicien : …transparence de gestion, solidarité, rayonnement, commerciale, publicité,… Il y a aussi du social à droite et de la finance à gauche… Il y a “la demande” de plaisirs, loisirs et tranquillité, côté consommateurs…
    L’historique politicienne venelloise, (Ne désespéreront pas de vers là-haut, à Paris, restons ici.), nous rappelle que tous ont fait des erreurs de gestion, d’endettements, de choix sociétaux, que tous essaient néanmoins d’avancer un peu, que tous ont tenus peut-être, 10 promesses sur 100. “On” ne parle que de ce qui ne va pas. Moi-de même.
    Nous n’aurons jamais les élus (idéaux) que nous méritons, mais je viendrai faire des photographies aux cocktails, après !

  6. Je suis tout à fait d’accord avec vous, on ne peut pas rattraper un tel retard immédiatement. Un plan de rattrapage sur 20 ans, avec des objectifs triennaux, avait été élaboré, en conformité avec la loi, par les services préfectoraux pour la commune de Venelles. Durant les 2 derniers mandats ces objectifs n’ont pas été respectés, pire durant un de ces mandats aucun logement social n’a été construit.

  7. Réponse à Clémence, la loi fixe un objectif de 25 % de logements sociaux dans le parc de logement existant. A Venelles actuellement les logements sociaux représentent 5 % du parc. Il sera de toute façon difficile à moyen terme d’arriver à 25 %, un rattrapage progressif est donc nécessaire, ce rattrapage est proposé sur un temps plus ou moins long par les différents candidats.

  8. Les 25% de logements sociaux ne sont pas une “préconisation” de l’Etat, ce qui donnerait un caractère facultatif, c’est une obligation inscrite dans la loi. Voir ou entendre des élus affirmer qu’ils n’appliqueraient pas cette loi m’a toujours choquée, car quel que soit ce que l’on pense de cette loi, elle nous fait obligation et les élus devraient les premiers à l’appliquer .

  9. sondage 13770-venelles: sympa, mais 57 réponses…
    Quand la mairie avait eu 69 réponses de Venellois, sur 8500 habitants, à un sondage similaire dans la forme, “cochez ou cliquez sur les boutons”, concernant la vie pratique à Venelles, est-ce que ça a pu servir pour des décisions, des questionnements, des réflexions ?
    En sondage d’entreprise, on peut tenter d’utiliser au minimum, (conscient du risque), 10% de retours (à Venelles, 850 donc) pour une aide à la décision, un ressenti du “vent qui souffle”, en n’oubliant jamais que ce n’est pas un jeu sûr.
    (Hors prospective)

    Merci de votre analyse comparative.
    Sur quoi vais-je voter s’il ont tous le même programme, en fond ?
    Sur les différences ?
    – Logements sociaux:
    Ayant écouté, partout, et bien lu toutes les promesses, j’entends qu’il est impossible de faire les 25% préconisés par l’état. Mais que tous sont d’accord, pour en faire. Combien ? Quelle est la demande ? Je,… nous comprendrions mieux si c’était des nombres précis, dans des catégories sociales clairement explicites, avec les blocages et obligations qui en découlent.
    – Vidéo:
    Il semble que “tous admettent” qu’être filmé partout n’est pas gênant, et que “selon eux”, quasiment tous les villageois …âgés… apprécient une certaine sécurité, ressentie. Soucis de maintenance et de visionnage soulevé chez tous.
    – Reprise progressive par la municipalité des services publics délégués: (?)
    En langage simple, augmenter le nombre de fonctionnaires, pour autant de corps de métiers différents selon demande de devis ou d’appels d’offres… Aberrant.
    100 fonctionnaires existants en mairie, coûtant déjà “50%” du budget de fonctionnement, il faut, “peut-être”, y optimiser fonctions et productivités (en toute diplomatie).
    – Grands projets:
    Et si on faisait un break pendant les quatre ans à venir, pour reprendre notre souffle ?
    Envies… Désirs et Loisirs peuvent attendre, non ? Emplois, aides sociales, cohésion sociétale, finitions et maintenances correctes de l’acquis, me sembleraient plus adéquat. Non ?
    – Rappel, non, on ne peut baisser les impôts. C’est une dette à rembourser. Interdiction de la refiler aux générations futures. Qui croit au Père Noël ?

  10. Voilà un article très intéressant et qui arrive fort à propos. A première vue, sur les engagements généraux les programmes sont sensiblement les mêmes, rien de surprenant à cela. Où les divergences de taille apparaissent, c’est dans la déclinaison de la mise en œuvre de ces engagements. La majorité sortante met en avant ses réalisations, qui sont contestées par des listes issues de cette majorité! QUI CROIRE?
    Par ailleurs, sous la même appellation, le projet peut être très différent dans sa finalité. Ainsi, que recouvre l’objectif “résidence pour seniors”, dont on propose la réalisation à chaque élection et dont on ne voit jamais la présentation d’un projet clairement défini (objectifs/financement…) et bien entendu jamais le commencement d’une mise en œuvre? Est-ce une maison de retraite médicalisée avec accueil de jour pour soulager, par exemple, occasionnellement, les familles qui soignent leurs parents atteints d’Alzheimer, ou bien, une résidence à but lucratif pour personnes âgées fortunées?
    Plus important encore, le manque d’information et de concertation réelle des citoyens sur les investissements, les acquisitions/ventes des biens communaux, sur l’état des finances, etc…constitue, notamment ces dernières années, une entrave considérable au fonctionnement de la démocratie dans notre commune.
    Dans ces conditions, il est bien difficile de porter des jugements objectifs et en général on va se positionner en fonction de la crédibilité que l’on accorde aux têtes de liste et aux colistiers….
    Une confrontation des programmes, lors d’une réunion/débat des têtes de listes, aurait pu être une bonne occasion de vérifier que l’on faisait le bon choix, pour la commune.

  11. Gauche – Droite, pourquoi ces directions ? Elle proviennent de la répartition des députés lors de la première assemblée nationale, les partisans du veto royal se plaçant à droite. Le système d’orientation a ensuite changé : Montagnards en haut, Girondins en bas, dans la Plaine ou le Marais. A Constantinople, les partis se différenciaient par leur couleur : bleu pour les marins, vert pour les paysans. L’éventail s’est agrandi : noir pour les anars (et aussi les pirates, et désormais pour les islamistes) ; rouge – communistes, rose – socialistes, vert – écolos, bleu – républicains, bleu marine – extrême droite … Il reste encore le jaune pour les non-grévistes, l’orange pour les nationalistes ukrainiens !
    Maurice Daugé a créé le parc des sports, Pierre Morbelli la Campanella, à l’époque l’important était de réaliser des projets pour le bien être des Venellois. Ont suivi des années de clientélisme, d’affairisme et de caporalisme, prélevant toujours plus l’argent des contribuables sans contrepartie.
    Y aura-t-il continuité ? Oui, à défaut d’un tremblement de terre que personne ne souhaite. Non, si on considère les convictions et les compétences. Car demain, Venelles sera une petite commune de la métropole, or peu de conseillers municipaux de la majorité sortante ne s’est donné la peine de lire le projet de PLU, et aucun le SCOT (schéma de cohérence territoriale) dans lequel il devra s’inscrire.
    Alors OUI, à Venelles, il y a une différence entre la gauche et la droite : la transparence dans la gestion, la solidarité dans l’action, et le rayonnement de la commune d’un côté ; la zone commerciale et la publicité tapageuse de l’autre.
    A vous de choisir : vous aurez les élus que vous méritez, mais ne venez pas vous plaindre après !

  12. Sûr qu’une bonne gestion municipale n’est pas forcement de droite ou de gauche, il n’est qu’à comparer la gestion calamiteuse de Marseille (avec Gaudin bien ancré à droite) avec celle, exemplaire de Lyon où Gérard Colomb est plutôt, lui, de gauche.
    Pour ce qui concerne Venelles, l’ancien maire, J.P. Saez (de droite) qui, pendant ses 10 années de mandature a augmenté la masse salariale de 70 % en créant un nombre important de postes bidons ou de complaisance à la mairie, avait lui, une gestion résolument socialiste.
    Cela dit, quelques petites remarques sur l’analyse faite ci-dessus :
    Sur les finances, si tous s’engagent à ne pas augmenter les impôts locaux, Arnaud Mercier lui, se démarque en s’engageant à les réduire.
    Didier Desprez, lui, ne voit pas l’urgence d’une salle de spectacle.
    En tant que citoyen et contribuable de Venelles, j’estime également qu’un tel projet devrait faire l’objet d’une consultation, voir même d’un référendum auprès de la population venelloise.