Encore un accident sur un passage à niveau : que fait le maire ?

Un car scolaire a été percuté par un TER sur un passage à niveau à Millas (sur la route de Perpignan à Prades) le 14 décembre 2017, faisant 4 tués sur le coup. On apprend aujourd’hui le décès d’un cinquième enfant. Toute la France est en émoi, et nous prenons part à la détresse des familles, en les assurant de toute notre sympathie.

Ces six dernières années, il y a eu en France en moyenne annuelle 111 collisions aux passages à niveau, tuant 30 personnes et en invalidant 15, soit 45 familles traumatisées chaque année. (voir https://www.securite-passageaniveau.fr/pages/accidentologie-aux-passages-niveau ).
En ce qui concerne les causes, la majorité des accidents aux passages à niveau concerne les trajets habituels et touche les personnes résidant à proximité, car la routine engendre une baisse de vigilance ou une prise de risque, qui peut se révéler fatale : non-respect de la signalisation, tentative de traversée en force ou passage en chicane.

A Venelles, le dernier accident mortel remonte au 7 février 2016, voilà bientôt 2 ans. Les associations CIQ de Venelles, AVE, et AVEC avaient demandé que des mesures d’urgence soient prises pour réduire le risque qu’un véhicule reste sur la voie au passage d’un train, dans un premier temps en doublant la signalisation existante par des mesures physiques simples et peu coûteuses, doublées d’une campagne de sensibilisation sur la dangerosité de ce passage et expliquant le rôle des mesures prises :
À environ 20 m de part et d’autre de la voie ferrée
1) des feux clignotant orange, surplombant un panneau de signalisation « passage à niveau » ;
2) un marquage au sol (carroyage blanc) signalant une zone à risque et l’interdiction de s’y arrêter.

En outre, les associations demandent d’aménager un passage piéton avec poussette, et de signaler au niveau du rond-point de la gare la possibilité d’un contournement pour les véhicules légers via la rue de gare, de façon à diminuer la saturation du rond-point de la gare. (voir l’article)

Dans les remarques faites sur le site par les Venellois, il en est une de bon sens : de supprimer les stationnements entre le passage à niveau et le rond point de la gare, car les véhicules qui manœuvrent à cet endroit pour se garer bloquent la circulation des véhicules en aval, qui peuvent se trouver arrêtés sur le passage à niveau quand les barrières se ferment. Le danger est augmenté par les piétons qui quittent leur voiture et traversent l’avenue pour se rendre aux magasins, et qui obligent les véhicules à s’arrêter, au risque de faire caler un véhicule engagé dans le passage à niveau.

Une lettre de relance, a été déposée à la mairie le 29 août dernier.

Des mesures de bon sens, simples et peu coûteuses. « La sécurité est l’affaire de tous ! », apprend-on dans les écoles. A Venelles, elle est manifestement l’affaire des autres : de la SNCF, des conducteurs de bus, de cars, de poids lourds, d’autos et de deux-roues …, de l’agglomération aixoise, de la métropole, du président de la République ou du roi de Prusse, bref de tous – sauf du maire, le premier magistrat de la commune !

Si vous vous sentez concernés par votre sécurité, ainsi que celle de vos enfants et de vos proches, n’hésitez pas à signer la pétition du CIQ et à la déposer à la mairie, avec copie au CIQ.

4 comments to Encore un accident sur un passage à niveau : que fait le maire ?

  • Juste une petite question pour commencer 2018… combien de venellois ont signé la pétition ? Amicalement

  • laruelle

    Effectivement ce problème de sécurité reste en suspend depuis plusieurs années malgré des accidents mortels à répétition.
    La plupart des Venellois connaissent la dangerosité de ce passage à niveau. Quant est-il des non résidents et des étrangers, des utilisateurs peu attentifs utilisant cette départementale ?
    Il parait indispensable de supprimer rapidement toute possibilité de stationnement de véhicules dans un périmètre proche des barrières.
    Les manoeuvres de stationnement sont génératrices de bouchons. En conséquence, des véhicules peuvent se retrouver bloqués sur la voie ferrée.
    Il me semble aussi que le délai entre la fermeture des barrières et le passage du train est beaucoup trop courte ( environ 10 secondes ) et ne permet pas à un conducteur éventuellement bloqué sur la voie de pouvoir s’extirper de son véhicule à temps.

  • CIQ

    Effectivement, c’est là qu’il faudrait placer des caméras, pour pouvoir faire l’enquête après l’accident : savoir si la barrière était fermée, si les feux ont bien fonctionné, si un véhicule bloquait la circulation … On ne peut pas mettre la police et la gendarmerie en permanence aux endroits dangereux, mais on peut avertir les conducteurs qu’ils sont filmés à ces endroits, et qu’on pourra les retrouver si besoin (arrêts non respectés, absence de clignotants de changement d’orientation, etc.).

  • Jean Bourgeot

    C’est surtout un problème de surveillance policière. En effet de trop nombreux automobilistes s’engagent sur le passage à niveau sans que la sortie en soit totalement dégagée ! Certains arrivent même à être stoppés sur les rails, car trop prêts du véhicule qui les précède ! Pire, certains conducteurs ou conductrices n’hésitent pas à vouloir tourner à gauche après le passage à niveau, en franchissant allègrement la double ligne continue ! Ces personnes sont des criminels en puissance car ce faisant, ils peuvent bloquer la circulation derrière eux, et provoquer un arrêt sur le passage à niveau. Mais là encore ce que de simples citoyens peuvent observer, ni la police ni la gendarmerie ne sont là pour sanctionner sévèrement ces contrevenants. Enfin, et même se cela est anecdotique, il devrait y avoir un damier sur ce passage à niveau, pour dissuader les automobilistes de s’y engager à la légère

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