Le coût d’un accident nucléaire en France

Une étude de l’IRSN (l’Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire) estime à 430 milliards d’euros le coût d’un accident nucléaire majeur. Un montant qui atteint 20% du PIB français, rendant sa gestion très difficilement gérable par EDF et l’Etat.
430 milliards d’euros. Tel serait le coût total d’un accident nucléaire majeur similaire à celui de Fukushima (Japon) en France, selon une étude réalisée par l’Institut national de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN).

Si les dégâts sur le site ne s’élèveraient qu’à 8 milliards d’euros, le coût pour l’image de la France serait de l’ordre de 160 milliards, constitué notamment des pertes de recettes touristiques. A cela s’ajouteraient le coût radiologique en dehors du site (53 milliards), la contamination des territoires (110 milliards) et les coûts associés au chamboulement de l’outil de production électrique français.

Au total, un accident nucléaire majeur pourrait coûter plus de 400 milliards d’euros, c’est-à-dire plus de 20% du PIB annuel français ou plus de dix ans de croissance économique“, synthétisent les auteurs de l’étude, ajoutant que “faute de référence comparable, cela peut être comparé au coût d’une guerre régionale“.

En savoir plus

3 Comments on “Le coût d’un accident nucléaire en France

  1. Bonjour à vous tous,

    S’attaquer à négaWatt, une association de bénévoles en argumentant qu’elle ne fait pas ce que le lobby nucléaire électrique fait, est un procédé indélicat.
    Les réacteurs nucléaires de la vallée du Rhône (Tricastin, Cruas, et Saint Alban) atteignent l’âge pour lesquels ils ont été construits.
    En cas de défaillance technique majeure, ou d’accident naturel de grande ampleur (séisme, rupture de barrage,…), ou acte de terrorisme, ou tout simplement de mauvaises manipulations humaines, c’est tout le sud est de la France qui sera impactée par la radio activité.
    Si aucune alternative n’existait, on pourrait l’admettre, mais le reste du monde nous montre chaque jour que ces alternatives existent, y compris celles qui n’augmentent pas le réchauffement climatique.
    Alors quelles raisons poussent les tenants du nucléaire pour nous enfermer dans notre logique franco française qui aurait raison contre le reste du monde?

    Je serais parmi les 200 lanceurs d’alerte nucléaire qui iront porter samedi 9 mars le message des citoyens du Sud Est de la France qui ne veulent plus vivre sous la menace d’un désastre nucléaire lié à ces trois centrales. Le virage énergétique vers des ressources non fissiles et non fossiles est à enclencher dès 2013, c’est ce que réalisent les élus régionaux EELV en PACA avec le scénario négaWatt PACA 2012.

    Denis Guenneau
    Coopérateur EELV en PACA

  2. Jacques Repussard, directeur de l’IRSN interviewé lui aussi dans le cadre de cette émission de France Inter, a expliqué : « Notre raisonnement est que l’économie a sa place dans la sûreté (…) Le but de l’IRSN n’est pas de faire peur. L’idée c’est de faire en sorte que ces chiffres soient connus des décideurs, qu’on puisse en discuter, que l’on regarde l’impact sur ces chiffres d’amélioration de mesure de sécurité.
    Par exemple, on va demander à EDF de construire ce qu’on appelle des noyaux durs qui permettent justement d’éviter pratiquement systématiquement qu’un accident soit aussi grave que les pires que l’on peut imaginer. Ces investissements-là sont très coûteux, mais si on les recadre par rapport à ce que serait le coût d’un accident, on voit que c’est un investissement raisonnable ». (France Inter, 23/02)
    On aimerait que négaWatt soit aussi transparent vis à vis des coûts de ses propositions, qui font que l’électricité coûte déjà en Allemagne deux fois plus cher qu’en France pour les ménages, et que les 4000 km de lignes à haute tension prévues pour transporter l’électricité éolienne du nord au sud ne sont toujours pas construites !

  3. Bonjour à vous tous,

    Le Japon en est actuellement à un chiffrage de cent milliards de dollars pour l’accident nucléaire de Fukushima. Le colloque à la faculté de droit d’Aix en Provence, avec des universitaires japonais, auquel j’ai assisté (compte rendu à disposition pour ceux qui le souhaitent) a mis en avant la prise de risque insensé des autorités japonaises et de l’exploitant TEPCO, qui savaient qu’un accident était possible, mais le cachaient car les coûts pour le prévenir étaient très importants.
    Qu’en est il en France, et à Venelles plus précisément?

    La dernière réunion de la CLI de Cadarache à laquelle j’étais également présent à été l’occasion pour l’ASN (le gendarme du nucléaire) et les représentants du personnel du CEA, d’alerter la direction du CEA sur les dangers liés à la recherche de rentabilité sur le site de Cadarache.

    En cas d’accident majeur à Cadarache, la population de Venelles sera touchée.
    Pouvons nous rester inactifs, en sachant que le risque zéro n’existe pas dans le nucléaire?
    Il est temps de changer de modèle énergétique, et le CEA c’est aussi un centre de recherches pour les énergies alternatives.

    De nombreux pays n’ont pas de centrales nucléaires pour fabriquer de l’électricité, et pourtant ils sont autosuffisants en énergie.
    La fondation Négawatt dont je suis membre apporte des réponses, non pas en terme d’énergie fossile, mais en terme d’énergie renouvelable, et en quantités suffisantes pour une sobriété heureuse.

    Bien à vous tous
    Denis Guenneau
    Ps; Une grande manifestation aura lieu le 9 mars à Paris pour commémorer l’accident tragique de Fukushima, à laquelle je serais présent. Prendre contact avec EELV PACA si vous êtes partant pour y prendre part pour un coût modique

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

*


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.