Réunion sur les déplacements

Jean Pierre Borne organisait mercredi soir une conférence sur les déplacements avec Daniel Berenger et Michel Delenne, tous deux anciens présidents de l’ADAVA.

Pour les intervenants, la ville est notre cadre de vie, notre cadre social et environnemental. Actuellement la ville est colonisée par la voiture ce qui crée des engorgements, de la pollution et une perte de temps. Ce n’est pas la faute à la voiture, c’est la conséquence d’un choix ! La mobilité urbaine n’est plus soutenable dans sa forme actuelle. Il faut cesser de livrer l’espace public aux automobiles.

Le vélo est pertinent pour les déplacements en ville inférieurs a 3 km (la majorité des déplacements en ville).
Les villes cyclables y trouvent leur intérêt.

STRASBOURG est la première ville cyclable française, avec 46% de sa voirie réservés aux cyclistes et 300 km de voies cyclables. De nombreux parcs à vélos sécurisés sont installés près des stations de tramways et les arrêts de bus. A Strasbourg, on peut réellement se déplacer à vélo.

Il convient aujourd’hui de trouver un meilleur équilibre entre les différentes formes de déplacements.
Très souvent le vélo est sacrifié pour améliorer la circulation automobile.
Quelques pistes d’action :
– Cesser d’empiler des actions déconnectées les unes des autres (augmentation de l’offre de stationnement et de l’offre de TC).
– Mettre en place des contraintes fortes (exemple réduire le stationnement en ville, limiter l’accès aux voitures).
– Proposer une solution alternative attractive.
– Donner la possibilité d’expérimenter le dispositif.
– Prendre en compte simultanément tous les usagers, notamment les plus vulnérables.
– Poursuivre le dialogue avec les usagers afin d’arriver à un espace public co-produit qui puisse être approprié par tous les citoyens.

Dans une seconde partie les grandes orientations du PDU d’Aix en cours d’élaboration ont été présentées.

De nombreuses questions dans la salle sur un sujet difficile et complexe, il faut avoir une vision globale, agir sur plusieurs facteurs à fois, l’habitat, l’emploi, la perception des habitants sur les modes de transport, et passer de la notion de transport à la notion d’écomobilité.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.