Un maire de droite ou de gauche pour Venelles ?

Faut-il un maire de droite ou de gauche à Venelles ? Je pense que se baser sur l’étiquette d’un parti pour choisir les gens qui administreront, notre village est assez peu pertinent (surtout dans une commune de la taille de Venelles).
La couleur politique n’est pas nécessaire pour une la bonne gestion de la ville, et cela reste même un frein au rapprochement de gens d’opinions diverses mais qui pourraient se réunir sur des compétences et une vision locale commune.

Il y aura certes nous le verrons, des différences entre les candidats sur les options d’aménagement de notre commune, mais ces différences tiennent plus à leur appréciation de la situation, ou des choix personnels, qu’à une appartenance politique.

Avant l’engagement politique, ce qui me paraît plus important, c’est le choix des hommes, des valeurs et les principes qu’ils défendent.
Tout d’abord, le maire doit montrer l’exemple sur le plan éthique et respecter des valeurs morales. On attend de lui qu’il soit avant tout honnête et qu’il fasse passer l’intérêt de sa ville avant son propre intérêt ou celui d’un clan.

Il doit également avoir un certain nombre de qualités :
En premier lieu, je mettrais l’écoute et le contact humain. Il doit savoir écouter même des opinions contraires aux siennes, être ouvert au dialogue et apte à trouver des compromis acceptables par le plus grand nombre.

En second je placerais le sens du commandement et de l’organisation. Il doit être capable de porter un projet, de le faire partager par le plus grand nombre et de le faire vivre.

Le maire doit être également un bon gestionnaire, c’est à dire un bon arbitre, qui sait faire des choix pertinents entre plusieurs options, afin de ne pas dépenser inconsidérément les deniers publics.

Enfin il doit savoir s’entourer et déléguer.

Et vous qu’en pensez-vous ?

Rejoindre la conversation

5 commentaires

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

  1. Échanges intéressants.

    Denis a une idée “écologiste de gauche” sur ce que devrait être le fonctionnement d’une équipe municipale… mais je n’ai connaissance d’aucune ville fonctionnant sur le principe d’une SCOP. La SCOP n’est pas non plus à l’abri des dissensions. L’autogestion peut être source de blocage et de conflit notamment entre les salariés et le dirigeant puisqu’il est lui même un salarié. (Source)

    Je crois qu’une bonne équipe, fonctionnelle et efficace a besoin d’un leader pour coordonner ses actions et arbitrer les conflits ce qui ne signifie pas que ce leader doit tout décider, bien au contraire. Les exemples sont nombreux d’équipes municipales qui se désagrègent parce que le maire en fait trop, tout seul… mais si le maire n’a pas d’autorité c’est vite la pagaille.

    Un bon maire devrait bien sûr travailler en équipe avec les autres élus de sa majorité, avec les élus de l’opposition aussi sans oublier les citoyens de plus en plus demandeurs d’information et de concertation. Aucune décision importante, aucun grand projet ne devrait être adopté, réalisé sans information préalable et concertation la plus large possible. Le consensus étant rare le maire devra alors prendre une décision dans l’intérêt de tous et pas seulement de ceux qui l’ont élu.

  2. Denis G., je n’ai pas toujours été d’accord avec toi sur tout, mais là je te rejoins, en particulier sur les paragraphes 2 et 3. En ce qui concerne le §1 (“programme négocié avant les élections, qui sera ensuite une feuille de route pour la mandature”), s’il doit certes y avoir un programme, pour moi il doit être mis en oeuvre dans le cadre d’une participation citoyenne très étroite, et ne peut donc constituer un carcan.
    Pour répondre à Maurice, je ne vois pas dans la description de Jacques le maire idéal, plutôt celle du souverain éclairé. La municipalité idéale, c’est celle qui remet le pouvoir au peuple, le maire (mayor) n’étant que “primus inter pares”. Car il n’y a pas de projet si urgent au niveau de notre commune qui justifie de se passer de la participation des citoyens !

  3. Bravo pour le portrait du maire idéal.
    C’est vrai aussi que le maire ne doit pas être un homme seul, il doit piloter une équipe.
    Mais il faut un homme à la barre, coordonnateur et chef d’orchestre.
    Et doit-on vraiment raisonner en termes de Gauche et Droite au niveau local ?
    Les valeurs universelles ne sont le monopole de personne.

  4. Bonjour à vous tous, et à toi particulièrement Jacques puisque tu t’exprimes en ton nom.

    Je suis d’un avis totalement opposé au tien, car je pense que ce qui compte en priorité c’est ce que fait une équipe municipale, basé sur un programme négocié avant les élections, qui sera ensuite une feuille de route pour la mandature.

    Je ne crois pas à l’élu qui possède tous les dossiers, et tranche souvent contre l’avis de sa propre majorité. Ce fut le cas sur les dernières décennies, et je pense que la démocratie locale doit évoluer vers un travail coopératif, celui que l’on retrouve dans les SCOP par exemple, où la gouvernance est partagée, avec un directeur élu chaque année par les salariés. Ramener la gouvernance d’une municipalité, à celle d’une SA ou d’une SARL, où le Directeur Général a tout pouvoir pour décider, me semble obsolète, et peu mobilisateur des citoyens.

    Quant à l’argument Gauche ou Droite, qui seraient du pareil au même, je t’opposerais celui de la politique menée par une équipe affichant ses valeurs de gauche et d’écologie, tournées vers le social, vers une vraie écologie (pas celle que l’on a connu que je désignerais du terme ‘Bling Bling’) vers une solidarité envers les jeunes générations qui ne trouvent pas à se loger à Venelles, vers les étrangers qui s’établissent en Provence, …. bref vers une orientation à gauche.

    Bien à toi, et merci d’ouvrir ce débat, ‘un homme providentiel ou un programme?’.

    Denis Guenneau
    Coopérateur EELV

    1. Je pense que rôle du maire dans une équipe municipale est fondamental. C’est lui qui donne l’impulsion, qui motive ses collègues, qui garde le cap, il assume en fait le rôle de chef de projet que l’on retrouve traditionnellement dans la gestion de projets.
      Le maire doit-il tout faire et tout diriger ? Non sûrement pas, on lui demande seulement d’animer l’équipe et faire avancer le projet.
      En dehors de la personnalité du maire, ce qui compte également c’est ,bien sûr le projet porté par l’équipe. Le respect de l’environnement, la solidarité, le développement durable et la démocratie participative me paraissent importants pour l’avenir de notre commune. Dans ce domaine, existe-t-il un clivage droite gauche ? La gestion d’une ville comme Bordeaux, est-elle vraiment différente de la gestion de Lyon ou de Lille ? Certes le contexte de ces villes et leur environnement ne sont pas les mêmes, mais les valeurs que partagent ces élus me paraissent malgré tout assez proches.